Légitime défense
Un ami vient de me faire parvenir un article relatant la libération de ce commerçant accusé d’avoir tué l’un de ses agresseurs. Je félicite Monsieur SARKOZY d’être intervenu en sa faveur auprès du Garde des Sceaux, et je l’en remercie pour ce monsieur. Je suis particulièrement sensible à ce genre de problème du fait que j’ai connu la même triste histoire en juillet de cette année. Agressé dans notre maison de Dakar par deux individus drogués au diluant qui avaient franchi le mur de notre cour à 20h le 26 juillet nous avons vu la mort de très prés. L’un des deux agresseurs était armé d’un couteau de boucher. Lorsque nous avons réalisé leur présence, celui qui était armé avait déjà fait main basse sur nos bijoux dans notre chambre. En entendant ma femme crier, il est alors sorti et a commencé à lui marteler le visage à coups de poing, sans heureusement utiliser son couteau. J’ai pu m’emparer d’un révolver à grenailles que je détenais, mais l’effet fut nul sur lui. Il a alors laché son couteau pour s’emparer de mon arme avec laquelle il m’a martelé le visage. Les lunettes cassées et le sang inondant mon visage, voyant l’individu répéter sans arrêt qu’il allait nous tuer pour prendre l’argent, j’ai réussi à gagner notre cuisine et alors qu’il arrivait sur moi le bras levé avec mon révolver tenu par la crosse, visiblement pour m’achever, j’ai pu saisir un couteau de cuisine et je l’ai tendu en avant. L’homme, complètement rendu fou par le diluant s’est alors jeté en avant et le couteau lui est rentré jusqu’à la garde dans l’abdomen au niveau du foie. Il a réussi à prendre la fuite, pour aller mourir à cinquante mètres de chez nous. J’ai été conduit à l’hôpital puis mis en garde à vue. Après quatre jours, j’ai été mis sous mandat de dépôt à la prison de Dakar puis je suis passé en jugement dans le cadre des flagrants délits. Le jugement a été mis au délibéré six jours plus tard, période que j’ai passé au pavillon spécial hospitalier du service pénitencier, vu mon état de santé. Et j’ai été relaxé dans le cadre de la loi n° 317 du Code Pénal sénégalais, le procureur estimant que j’avais agi en état légitime défense. Depuis, je n’ai pas repris mon activité professionnelle vu une tension plus qu’hors normes, et mon épouse souffre de troubles auditifs et de la vue, séquelles des coups qu’elle a reçu au visage. Mais on est en vie. Et la justice sénégalaise a été parfaite. A partir du moment où un individu rentre chez vous par effraction ou par franchissement, qui plus est, armé, dans le but de vous voler ou de vous tuer, ce qui était le cas pour nous, l’homme étant un multirécidiviste connu de la gendarmerie, on est en droit de se défendre et de tuer l’agresseur. Ce qui est parfaitement normal et qui devrait être la même chose en France. Encore bravo à Nicolas, et j’espère que s’il est élu, il saura réagir dans le bon sens pur modifier une loi qui ne correspond plus aux conjoncture actuelles et à la hausse de l’insécurité.
Avec toutes mes amitiés à celui qui je le souhaite de tout coeur sera notre prochain président.
Didier RODANGE
