En déplacement en Lozère, vendredi 27 octobre, Nicolas Sarkozy s’est adressé à  la France ” qui ne casse rien “. Un an après le début des émeutes urbaines, le ministre de lIntérieur a estimé quil ” n’y a pas d’anniversaire ” à  célébrer. ” L’Etat républicain ne peut pas se préoccuper uniquement de ceux qui se comportent mal, mais aussi de ces millions d’anonymes qui vivent sans rien demander et qui entendent être respectés ” a-t-il affirmé.
” Il y a une France qui est multiple et chacun doit se sentir considéré et respecté. Ce n’est pas parce qu’ici, on ne casse rien et qu’on travaille dur, qu’on n’a pas des souffrances, des demandes, des inquiétudes, des besoins et des aspirations” a-t-il déclaré.
” Etre là  en Lozère aujourd’hui, c’est une façon de dire que ce n’est pas parce qu’elle ne casse rien qu’elle ne doit pas avoir la parole, cette France-là  , elle compte aussi ” a insisté le ministre dEtat lors dune visite émaillée de rencontres avec des élus, des artisans, des commerçants.
” Vous êtes une France qui respecte les services publics et il ne viendrait à  personne l’idée d’aller brûler les services publics parce qu’on sait ici qu’ils sont la vie ” a-t-il lancé. Au cÅ“ur de cette France rurale, il a déclaré partager les valeurs de ses habitants : ” le travail, lhumilité face aux saisons, la solidarité familiale et à  l’intérieur des villages, lattachement à  une terre, une histoire, un pays “.
Répondant aux inquiétudes des buralistes sur l’interdiction prochaine de fumer dans les bars-tabacs, Nicolas Sarkozy, favorable à  cette mesure, a souhaité une application souple sur le territoire de la République. Il a appelé à  des” adaptations géographiques ” et prôné une ” tolérance ” pour les débits de tabac ” qui jouent un rôle social notamment dans des bourgs de quelques centaines d’habitants “.
























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