Sécurité Intérieure - Lutte contre l’insécurité
Après les élections de 2002, les Français avaient clairement montré leur souhait de voir l’insécurité diminuer. Nicolas Sarkozy sera nommé Ministre de l’Intérieur, poste qu’il occupe à nouveau aujourd’hui. Son action à ce ministère, en tant que “superflic”, a été couronnée de succès avec la baisse de la délinquance. S’il reste tout de même de l’insécurité, notamment des violences urbaines, Nicolas Sarkozy poursuit sa politique volontaire et dynamique, destiné à lutter en profondeur contre les violences.
Certains, dans les rangs de la gauche, et qui n’ont toujours pas compris le message des français, l’accusent d’instaurer une société d’ordre. Sa réponse est claire, dans le journal l’Express.
Rêvez-vous d’une «société de l’ordre»?
” Non, je suis chargé de l’ordre public, en aucun cas de l’instauration d’un hypothétique ordre moral. Je veux que des valeurs quelque peu délaissées reprennent des couleurs: le mérite, le travail, l’équité, la franchise. Je souhaite démontrer que la politique sert à quelque chose, qu’elle peut changer le quotidien. J’espère que l’on peut être écouté en bannissant des idées extrêmes. Je note que, dans les élections partielles, le FN a perdu un tiers de ses voix. Pourvu que cela dure.”
Nicolas Sarkozy est très apprécié des forces de l’ordre qui ont découvert quelqu’un de terrain , proche de leurs préoccupations, soucieux de leur situation et de leur travail.
On a aussi accusé Nicolas Sarkozy d’avoir fait augmenter les bavures policières, en demandant des résultats aux policiers. Nicolas Sarkozy répond également dans l’Express :
“Parlons clairement: les incidents augmentent car, maintenant, les fonctionnaires vont au contact, affirme Nicolas Sarkozy. L’incident dans lequel la petite policière de Pantin a eu la mâchoire fracturée parce qu’un individu l’a frappée à coups de batte de base-ball a commencé par un contrôle de fumeurs de shit. Avant, on n’y serait pas allé. Il y a plus de plaintes contre des policiers ou des gendarmes parce que tout le monde connaît les procédures et l’existence de la police des polices. Mais y a-t-il plus de condamnations? Non. Chaque fois, je dis bien chaque fois, qu’une bavure est avérée, je sanctionne les auteurs. Et il n’existe pas une profession qui soit plus contrôlée que les policiers et les gendarmes.»
“Place Beauvau, on a, par ailleurs, engagé une profonde réflexion sur l’armement. «Il faut que policiers et gendarmes aient des armes dont ils puissent se servir. Or, entre le «tout», l’arme à feu qui tue, et le «rien», il existe une grande variété de matériels, note Nicolas Sarkozy. « Souvenez-vous de cette polémique sur les flash-balls. Qui en parle aujourd’hui, alors qu’ils sont utilisés toutes les nuits?»Nicolas Sarkozy entend donc élargir la panoplie des armes non mortelles à la disposition des forces de l’ordre.” Ainsi, les pistolets TazerX-26 vont être généralisés, ils permettront “de renforcer la protection des fonctionnaires et d’être plus efficaces”, donc “plus économes en termes d’effectifs”.
De plus, un nouvel équipement de télésurveillance embarquée a été crée: deux caméras installées à l’avant et à l’arrière des voitures, ou une caméra à l’avant complétée par une caméra mobile (kit piéton) portée par un agent au bouton de sa veste.
“L’enjeu pour nous est d’être une police moderne (…) qui peut travailler en toute sécurité”, a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy au terme d’une démonstration des nouveaux équipements. “En même temps, c’est une police moderne qui est à l’abri de toute polémique.” “La meilleure façon d’éviter les polémiques, c’est qu’au moment d’une arrestation, (…) il y ait une trace visuelle qui permette à chacun de faire valoir ses arguments”, a-t-il ajouté, promettant leur généralisation dans les compagnies qui interviennent “contre les violences urbaines”.
Nicolas Sarkozy, lors de son premier passage au ministère de l’Intérieur a crée les GIR, Groupements d’Intervention Régionaux, qui font travailler ensemble police, fisc et gendarmes. Aujourd’hui il suit de très prêt leurs résultats. Voici le regard qu’il porte sur cette mesure :
“Ma doctrine, c’est, là aussi, de privilégier l’action plutôt que la réaction, la police d’interpellation plutôt que la police de proximité. L’économie du crime, qui fonctionne en flux tendu, est réactive. La drogue part du Maroc, traverse l’Espagne dans des voitures la nuit. Elle arrive dans les banlieues et, à 6 heures du matin, elle est déjà distribuée. Face à cette activité à flux tendu, nous avons créé des groupements d’intervention régionaux, les GIR, qui permettent de s’attaquer à l’économie souterraine. Il était, disait-on, impossible de faire travailler le fisc avec les policiers et les gendarmes. Mais, en un an, 372 affaires ont été résolues, 1 009 personnes ont été incarcérées. C’est grâce aux GIR, par exemple, qu’on a découvert un homme à la tête d’un patrimoine de plus de 2 millions d’euros, alors qu’il n’avait jamais travaillé et que ses seuls revenus provenaient du RMI.” L’express, 19/06/03.
Voici le bilan des GIR vers fin 2005 :
Depuis leur création en mai 2002, les vingt-neuf GIR ont traité 1 731 affaires, placé 3.295 personnes sous mandat de dépôt et 425 sous contrôle judiciaire. Ils ont saisi 1.360 armes de toutes sortes et de tous calibres et 1.244 véhicules. En matière de stupéfiants, 4,759 tonnes de résine de cannabis, 52.785 comprimés d’ecstasy, 66,8 kilos d’héroïne et 47,5 de cocaïne ont été saisis. Enfin, sous forme de saisie pure, de sommes bloquées sur des comptes bancaires ou en contre-valeurs de meubles et immeubles, les GIR ont “frappé les trafiquants et acteurs de l’économie souterraine là où ça leur fait mal : au portefeuille” comme le souhaite Nicolas Sarkozy en saisissant 26.789.667 euros.
Enfin , Nicolas Sarkozy se déplace partout où un événement grave nécessite sa présence, en tant que ministre de l’intérieur. Ainsi, le lendemain de sa deuxième nomination à ce ministère, il se rendait sur le terrain, à Perpigan, théatre d’affrontements depuis deux semaines entre communautés. Son passage fut applaudis par les habitants qui avaient l’impression d’avoir été oubliés par l’Etat.
De plus, face au phénomène des violences urbaines, il prône la tolérance 0.
“Cela fait maintenant 20 ans qu’on tolère l’intolérable. Il y a un certain nombre de bandes, un certain nombre de trafiquants, qui vivent de l’économie souterraine, du trafic de drogue, qui considèrent que des quartiers sont interdits aux forces républicaines, et qui rendent la vie impossible des gens.”
“L’omerta, la loi du silence, la terreur, l’utilisation des plus jeunes, les réseaux de trafic de drogue, le chantage et le racket sur des entreprises employées par des bailleurs sociaux dans ce quartier, chacun doit bien comprendre que ça doit cesser”
Ça fait trois ans et demi, avec Dominique de VILLEPIN, la délinquance a reculé en France de 8%, c’est 350 000 victimes en moins chaque année, et quant à la délinquance de voie publique, c’est 17%. Mais sur les violences urbaines, les plus dures, eh bien je vais m’y attaquer maintenant, car il n’y a aucune raison que nos compatriotes qui vivent dans ces quartiers, qui sont les plus modestes, n’aient pas eux aussi le droit à la sécurité. Alors à ce titre, j’irai chaque semaine dans un de ces quartiers, et nous avons modifié complètement notre dispositif. Les Renseignements Généraux vont maintenant pénétrer dans ces quartiers, pour que nous ayons les preuves judiciaires.
Il a entre autre “demandé que 17 compagnies de CRS, et 7 escadrons de gendarmes mobiles, des centaines de gendarmes et de policiers, au lieu de faire de l’ordre public et de l’encadrement de manifestations, ils ont reçu une nouvelle formation, et ils vont maintenant être à la disposition des habitants de ces quartiers pour qu’ils aient droit à la paix et au calme.”
“Qu’est-ce que c’est que cette affaire que maintenant toutes les nuits on a 20 à 40 véhicules, depuis 10 à 15 ans, qui brûlent ? Mais ces voyous qui brûlent les véhicules, moi j’aimerais qu’ils brûlent leur véhicule, et pas le véhicule du voisin, qui ne demande qu’une seule chose, c’est à vivre tranquillement et qui se lève tôt le matin.”
Il n’y a aucune raison que la République recule. Donc, je verrai systématiquement les jeunes, les vrais jeunes, en leur disant “ les choses sont simples. Il y a ceux qui ne respectent pas la loi, ceux-là il y aura la sanction et la sanction sévère et immédiate. Et puis il y a ceux qui veulent s’en sortir, eh bien ceux qui veulent s’en sortir, la République les aidera ”. Il n’y a pas une troisième solution, et je suis décidé… et alors, je vais faire autre chose pour que les Français voient les suites de ce travail, je publierai tous les mois l’indicateur des violences urbaines, et je montrerai que ça progresse.
Je souhaite que nous soyons porteurs d’une politique ferme, mais en même temps qu’elle soit juste. On ne peut pas être ferme si on n’est pas juste, et d’ailleurs on ne peut pas être juste si on n’est pas ferme. Et ce que j’ai essayé de faire sur l’intégration d’un islam de France, et non pas d’un islam en France, sur des imams dont je veux qu’ils parlent le français, et non pas des imams qui viennent de l’étranger, sur ce que j’ai dit sur la discrimination positive, c’est-à-dire donner plus à celui qui a moins, pour les aider à s’en sortir, ou encore ce droit de vote, pas pour les élections présidentielles, pas pour les élections législative … Uniquement pour les municipales, parce que je crois que c’est un facteur d’intégration. Et finalement l’alternative est simple, si vous voulez vous intégrer, la République vous aidera. Si vous ne voulez pas respecter nos lois, eh bien la République vous condamnera.
“je ne me laisserai pas impressionner ni par ceux qui parlent de ces quartiers sans jamais y mettre les pieds, ni par ceux qui veulent mettre ces quartiers sous la coupe réglée” 30/10/05 TF1
